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Instrument aratoire, le plus souvent en bois, composé de trois parties essentielles : - le mancheron (cat. esteva), tenu par la main de l'homme, permet de guider l'araire. - le sep (cat. dental), pièce centrale qui entre en contact avec la terre, ouverte par la reille (rella) qui y est fixée. - l'age (cat. aibre), pièce généralement recourbée, relie l'araire au brancard ou au joug auquel sont attelées les bêtes de trait.
Dans l'araire, tous les éléments sont symétriques par rapport à l'axe de l'age. L'araire effectue un travail en surface, rejetant sur les deux côtés la terre émiettée et déplacée par le soc. La charrue est un instrument aux éléments dissymétriques : les pièces travaillantes sont situées sur le même côté de l'age. Avec la charrue, la terre est travaillée en profondeur, mais rejetée d'un seul côté.
Les éléments essentiels (age, sep, mancherons) sont les mêmes que ceux de l'araire. Mais la destination de l'instrument (labour profond) entraîne l'apparition de pièces nouvelles : - l'avant-train, muni de roues aux dimensions souvent inégales. - la rasette, qui permet de nettoyer le sol avant son retournement. - le coutre, lame de fer qui découpe la motte de terre. - le soc, qui soulève la terre, et le versoir, qui la renverse.
Le labour en billons et sa variante la plus fréquente, le labour en planches, reposent sur un principe simple : une fois que la charrue a terminé sa première raie et qu'elle effectue le trajet en sens inverse, le versoir se trouve orienté vers le sillon de terre soulevé par le premier passage, et rejette à nouveau la terre sur celui-ci. Dans le labour à plat, à chaque passage, on modifie l'orientation du soc et du versoir, de façon à renverser toujours la terre du même côté. Pour faciliter le labour à plat, on a créé les charrues "tourne-oreille", puis la Brabant double : instrument composé de deux corps de charrue superposés, que l'on fait pivoter de 180° quand on arrive à l'extrémité des raies. Toutes les pièces travaillantes sont donc en double exemplaire.
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