| Soulas |
voir Solaz. |
| Soulcié |
Nom rencontré presque uniquement dans l'Hérault (Colombières-sur-Orb, Bédarieux). Son sens m'échappe. Une hypothèse malgré tout : celui qui a des soucis (ancien français solcié). Mais je n'y crois qu'à moitié. |
| Soulé |
Nom fréquent dans les Hautes-Pyrénées. Voir Soler. |
| Soulère |
voir Solère. C'est dans l'Ariège et les Pyrénées-Orientales que le nom est le plus répandu. |
| Soulerin |
Le nom est porté dans l'Ardèche et les départemens voisins (42, 69, 30). Il s'agit d'un toponyme assez courant : par exemple Soulerin est le nom d'un hameau à Jussy-le-Chaudrier (18), on trouve aussi Souléry à Aurillac (15) et Soulery à Ansouis (84). Pour l'Ardèche, et apparemment pour tous les porteurs du patronyme, le nom renvoie au mas de la Souleyrine, situé au hameau du Soulier, commune de Chazeaux. Significations possibles : soit un petit grenier (dérivé de solier), soit une terre exposée au soleil. |
| Soulerot |
Porté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, c'est un diminutif de Soulé (voir Soler), et donc un toponyme. A noter les hameaux de Soulérot à Lalonquette et de Soulerot à Navailles-Angos (64). |
| Soulet |
Beaucoup de mentions de ce nom dans le Tarn. On le rencontre aussi en Vendée et dans les Deux-Sèvres. On peut penser à un toponyme, avec le sens de petite parcelle de terre. A noter, dans le Tarn, les hameaux de Soulet-Haut et Soulet-Bas, à Saint-Germain-des Prés et à Soual. |
| Soulezelle |
Nom rare porté dans les Deux-Sèvres. Honnêtement, je n'ai aucune idée précise. Il semble s'agir d'un toponyme, mais celui-ci n'existe plus aujourd'hui. Bref, le trou noir ! |
| Soulié, Soulier |
voir Soler. |
| Soulignac |
Patronyme porté dans le Lot et les départements voisins. Désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom, sans doute la commune de Soulignac, dans la Gironde. Etymologie : Solemniacum, domaine appartenant à Solemnius (suffixe -acum). |
| Soulon |
Surtout porté dans la Haute-Loire, le nom se rencontre aussi dans le Puy-de-Dôme et les Hautes-Pyrénées. Désigne sans doute celui qui est originaire d'une localité appelée Soulon (sens incertain). On trouve un hameau de ce nom à Thiers (63) et un autre à Couloumé-Mondebat (32). |
| Soum |
Nom porté dans l'Ariège et les départements voisins. Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Soum, toponyme très fréquent qui a le sens de sommet. Variante : Som (64, 33, 31). Diminutif : Soumet (64, 31, 23). |
| Soumagne |
Désigne celui qui est originaire de Soumagne (= le grand sommet), hameau à Saint-Léonard-de-Noblat (87), ou encore des Soumagnes à Vayres (87), qui pourrait être à l'origine du nom de famille Soumagnas (mais il y a d'autres hameaux appelés Soumagnas, à Saint-Auvent, Cussac et Roziers-Saint-Georges). La forme voisine Soumagnac renvoie à un hameau de Saint-Saud-Lacoussière (24). |
| Soumille |
Le nom est surtout porté dans le Vaucluse. Il est présent à Monteux (84) au moins depuis le début du XVIe siècle. La graphie Somilhe, rencontrée à cette époque, laisse penser à un toponyme, diminutif de som (= sommet). |
| Soumoulou |
Désigne celui qui est originaire de Soumoulou, village des Pyrénées-Atlantiques proche de Pau. Le toponyme est mentionné sous la forme Somolon en 1372. Deux possibilités : soit un diminutif de 'som' (= sommet), soit le domaine de Summius, nom d'homme latin. |
| Soumoy |
Désigne celui qui est originaire de Soumoy, localité belge de la province de Namur. Variante : Soumois. |
| Sounes |
Surtout porté dans le Gers et les Hautes-Pyrénées, le nom, rare, est de sens incertain. Peut-être faut-il penser au verbe occitan "sonar" (= sonner) et à son dérivé "sona" (= sonnerie), ou encore à "sonha", variante de "sanha" (= marécage). |
| Souny |
Le patronyme est surtout porté dans le Limousin, notamment en Corrèze. Variantes : Souni, Sounis, Sounit. Il désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom ou un nom voisin. Puisqu'il s'agit de la Corrèze, on pensera au hameau de Sounit (commune de Moustier-Ventadour). |
| Souperbiet |
Nom béarnais. Désigne celui qui habite au-dessus (latin super) du chemin (biet étant sans doute un diminutif de bie = via = route). Il est possible que certains lieux-dits portent ce nom. |
| Souply |
Porté en Picardie, c'est une variante par métathèse de Sulpice (voir ce nom). Formes voisines : Souplis, Souplix (76, 02). Le nom Souplet (22, 80) est une autre variante, tout comme Soupplet (14). |
| Souquières |
Surtout porté dans le Cantal (variante : Souquière), c'est un toponyme désignant un lieu abondant en souches. |
| Sourdain, Sourdaine |
Les deux noms se rencontrent surtout dans l'Ille-et-Vilaine. Ils renvoient à l'ancien français "sourdan, sourdain" (= source jaillissante). |
| Sourdeau |
Nom rencontré surtout dans le département du Nord, également présent en Belgique et dans l'ouest de la France (Anjou, Poitou, Vendée). On peut le considérer comme un diminutif formé sur l'adjectif sourd, mais une explication toponymique est sans doute préférable, avec le sens de source jaillissante (toponyme rencontré dans la province du Hainaut). Variantes ou formes voisines : Sourdaux (55), Sourdeaux (71), Sourdiaux (80). |
| Sourdes |
Nom porté dans le Lot et le Lot-et-Garonne. Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Sourdes, ou qui habite un lieu-dit portant ce nom (= source jaillissante). |
| Sourdin |
Nom porté dans l'Ille-et-Vilaine dont le sens est incertain : voir Sourdain. |
| Sourdrille |
Nom rencontré dans l'Ouest (49, 35). Son sens m'est inconnu, mais on pourrait envisager un toponyme désignant une source jaillissante (penser au verbe sourdre). |
| Sourget |
Le nom est porté dans la Loire-Atlantique et le Morbihan, on le rencontre aussi dans le Lot-et-Garonne. C'est un toponyme désignant une source jaillissante. Variante : Surget (44). A noter le hameau de Sourgets à Saint-Sauveur-de-Meilhan (47) et celui du Surget à Lusanger (44), qui semblent être à l'origine du patronyme dans les deux régions où il est représenté. Un diminutif de l'ancien français surge (= chirurgien) paraît plus improbable. |
| Souriman, Sourimant |
Nom rencontré en Bretagne (29 notamment), où l'on trouve aussi des Souliman et des Soulimant. Une seule explication : il s'agit de Salomon (nom biblique devenu nom de baptême en particulier en Bretagne), mais la forme du nom, apparemment islamisée, étonne. Le patronyme a été porté au début du XIIIe siècle par Soliman, deuxième fils de Guiomarch V le Fort, vicomte de Léon. |
| Sourisseau |
Le nom est assez fréquent en Vendée. Variante : Sourissaud (16). Diminutif de 'souris', on le considère comme un surnom donné à une personne leste, agile. La souris est pour sa part présente dans les noms de famille Souris (59 surtout), Sourice, Sourisce, Sourisse (49 surtout). On notera cependant que Sourisse ou Sourice sont parfois des toponymes : ainsi la Sourice est un cours d'eau de la Sarthe. |
| Sourjous |
voir Surjus. |
| Sourmail |
Nom de famille surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Sourmaille, Sourmais, Sourmay et sans doute Sormail. Il semble s'agir d'un nom de lieu, mais je ne trouve rien qui corresponde, sinon le petit village de Soumaille, en Corrèze (commune de Saint-Martin-la-Méanne). |
| Sournia |
Vraisemblablement celui qui est originaire du village de Sournia P-O). |
| Sourribes |
Nom catalan qui désigne celui qui habite au-dessus de la rive. Autres formes : Sorribes, Surribas, Soribes. |
| Sourrouil |
Assez rare, le nom est porté dans l'Aude. Il est plus fréquent sous la forme Sourrouille (40, 64). C'est un toponyme ayant le sens de pierrier, décombres, rencontré aussi sous les formes Sarrouilhe, Sarrouille. A noter les hameaux de Sourrouille à Fonsorbes (31) et à Lapenne (09). |
| Soursac |
Désigne celui qui est originaire de Soursac, dans la Corrèze. |
| Soursou |
Nom rencontré dans le Lot. Pourrait être un diminutif de Sour (forme latine : Sorus), nom d'un ermite ayant vécu à Terrasson (24). Autre solution : toponyme formé sur le latin sursum (= en haut). |
| Soury |
Surtout porté dans la Haute-Vienne, devrait être une variante de Saury (voir ce nom). |
| Sourzac |
Le nom est surtout porté dans le Lot, tout comme sa variante Sourzat, également présente dans la Corrèze. On trouve dans ce dernier département les formes similaires Soursac, Soursat. Il désigne celui qui est originaire d'une localité ainsi appelée. On a le choix entre les communes de Soursac (19) et de Sourzac (24), et sans doute divers hameaux, par exemple Soursac à Méallet (15). Signification du toponyme : peut-être le domaine de Sagorix, nom d'homme gaulois, ou le domaine de *Sortitius, *Soritius, noms de personne latins supposés. |
| Sous |
Porté notamment dans les Landes, c'est un nom de sens incertain, sans doute un toponyme. La solution la plus simple est d'y voir le lieu situé en dessous (du village), mais ce n'est pas forcément la bonne. Porté dans les Pyrénées-Orientales mais aussi dans le Sud-Ouest, le nom Sos devrait en être une variante. |
| Sousset |
Rare et porté dans le Finistère, c'est un nom de sens incertain. On pensera éventuellement au breton "souz" (= recul) et au verbe "souzan" (= reculer). Reste à savoir si le nom est bien d'origine bretonne. |
| Soussi |
Le nom est porté en Afrique du Nord, aussi bien par des musulmans que par des Juifs séfarades. Il désigne celui qui est originaire de la ville de Sousse (Tunisie) ou de la région du Sous (Maroc). |
| Soustelle |
Porté notamment dans le Gard, désigne celui qui est originaire de Soustelle, commune du même département. Le toponyme devrait être un diminutif de l'occitan "sosta" (= abri, hangar, grange). |
| Soustre |
Porté dans la Corrèze et les départements voisins (79, 87), désigne celui qui est originaire du Soustre, nom de hameaux à Chenailler-Mascheix et à Saint-Bonnet-Elvert (19). Le toponyme désigne un terrain où poussent les végétaux utilisés pour la litière des bêtes (occitan "sostra"). Avec le même sens : Soustra (40, 64), Soustras (82), Soustrat, Soustrot (19), et sans doute aussi Soustrade (64). |
| Soutif |
Vient du latin subtilis. C'est un surnom, rencontré en Normandie et plus généralement dans l'Ouest (61, 53), qui désigne une personne adroite, avisée. Cependant, au moyen âge, existait aussi un second adjectif soutif qui signifiait solitaire, mais son emploi paraît plus rare. |
| Soutoul |
Le nom est surtout porté dans le Gard. On trouve le dérivé Soutouly dans l'Aveyron. Sans doute un toponyme avec le sens de souterrain, abri (occitan sòtol, qui a aussi le sens de rez-de-chaussée). A noter le lieu-dit Soutouls à Salles-Curan (12). Formes voisines : Soutou (64, 81), Soutous (34), Souton (48), Southon (23). |
| Souty |
Nom surtout porté dans la Sarthe, également écrit Soutis. C'est une variante de Soutif (voir ce nom). |
| Souvannavong |
Nom d'origine laotienne, que l'on peut traduire par "la lignée d'or" : souvanna = or + vong = lignée. Variante : Souannavong. |
| Souvent |
Nom surtout porté dans le Loir-et-Cher, rencontré sous la forme Souvant en Limousin. Il pourrait s'agir d'une déformation du nom de baptême Sauvant (voir Sauvant). |
| Souverain |
Nom porté notamment dans la Nièvre (également 62). Variantes : Souverin, Souvrain (36, 61). C'est sans doute un toponyme désignant un lieu élevé. Il existe des hameaux le Souverain à Hazebrouck (59) et à Faverolles (36). Autre possibilité : celui qui occupe un rang élevé. |
| Souville |
Surtout porté dans le Gers et le Loiret, désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Souville (= sous la ville). Il s'agit dans le Loiret d'un hameau à Yèvre-la-Ville, et dans le Gers d'un autre hameau à Saint-Blancard. |
| Souviraa |
Porté notamment dans les Pyrénées-Atlantiques, c'est une variante de Soubiraa, désignant un lieu élevé, situé au-dessus (latin *superanus). Le passage, rare dans cette région, de p à v au lieu de b, se retrouve dans les noms Souviron, Souvirou, qui ont à peu près le même sens. |
| Souvy |
Nom porté dans la Loire, la Haute-Loire et en Savoie. Semble désigner celui qui est originaire de Souvy, nom d'un hameau à Saint-Didier-sur-Doulon (43). |
| Souy |
Surtout porté en Seine-et-Marne, désigne celui qui habite le lieu-dit (le) Souy, toponyme qui est une variante de souille (bourbier, bauge de sanglier). |
| Sovet |
Nom porté en Belgique. Désigne celui qui est originaire de Sovet, dans la province de Namur. |
| Soyer, Soyez |
Il s'agit le plus souvent d'une variante de Sohier, nom de personne d'origine germanique (voir Séguier pour le sens). Dans certains cas, c'est cependant un nom de métier, variante de soyeur, soyeux (= scieur de long), ou encore ouvrier travaillant la soie. Le nom se rencontre essentiellement en Belgique, dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme. |
| Soyeux |
Le nom est surtout porté dans l'Aisne (variante : Soyeur). Contrairement aux apparences, il n'a sans doute rien à voir avec la soie, mais désignait au Moyen Âge un scieur, éventuellement un moissonneur (du verbe soier = scier, moissonner). En 1575, il existait à Valenciennes une corporation des "soyeurs d'aix" (scieurs de planches). |
| Soyris |
Désigne sans doute celui qui est originaire de Soyris, hameau de la commune de Labastide-Murat (46). A noter aussi le Mas de Soyris à Campagnan (34). Le toponyme pourrait venir de l'occitan soira (= loup, loup-garou). |
| Spacek |
Nom tchèque désignant un étourneau (sobriquet lié à cet oiseau). |
| Spada |
Nom très fréquent dans toute l'Italie, en particulier dans le nord. Désigne un fabricant d'épées ou un spadassin. Dérivés : Spadina, Spadini, Spadone, Spadoni. Composés : Spadafora (celui qui sort toujours son épée, éventuellement avec une connotation érotique), Spadavecchia (vieille épée). Le spadassin est aussi évoqué par les noms Spadaccini, Spadacini. |
| Spaeth |
Le nom est assez courant en Moselle (variantes : Spaethe, Spath, Spathe). Il devrait s'agir d'un sobriquet pour une personne lente (allemand spät = tardif). |
| Spagnol |
L'un des nombreux noms servant à désigner celui qui vient d'Espagne. Celui-ci est breton et se rencontre dans le Finistère. Formes italiennes ou corses : Spagnolo, Spagnoli, Spagnuolo, Spagnuoli, Spagnulo (cette dernière forme étant caractéristique des Pouilles). |
| Spahn |
Porté en Alsace-Lorraine, c'est peut-être un surnom métonymique pour celui qui couvre les toits avec des tavillons (allemand Span = copeau). Spahn est cependant aussi un toponyme (nom d'une commune de Basse-Saxe) avec, selon Bahlow, le sens de bas-fond humide. |
| Sparacello |
Le nom est porté en Sicile à Palerme et dans sa province. On trouve plus fréquemment la forme Sparacino. Ces deux noms sont des diminutifs de Sparacio, rencontré dans la même région. En principe, le terme méridional spàracio désigne l'asperge (spàraciu en sicilien), mais il s'applique aussi à certains autres légumes, dont une variété de chou-fleur. Il s'agirait donc d'un surnom lié à l'un de ces légumes, mais on ne peut négliger une autre piste, un dérivé formé par aphérèse sur le prénom Gaspard (Gaspare en italien). |
| Specht |
Ce nom alsacien correspond sans doute à l'allemand Specht (= pic, pivert), et serait un surnom donné à une personne bavarde. On peut aussi envisager le pic comme outil, et il s'agirait dans ce cas de l'utilisateur de cet outil. |
| Speck |
En France, le nom est surtout porté en Moselle et dans le Haut-Rhin. Il désigne par métonymie un marchand de lard (allemand Speck). Variante : Spech. Autres formes : Specq, Specque (rencontrées surtout dans le Pas-de-Calais). Dérivé : Specker. |
| Spelliers |
Porté dans le département du Nord, le nom se rencontre aussi sous les formes Spelier, Speliers, également présentes en Belgique, où on trouve à Liège un "Jaquemins li speelier" en 1392. Il correspond à un métier, fabricant de mors selon le dictionnaire de Godefroy, fabricant d'épées selon Herbillon et Germain. |
| Spencer |
Fréquent en Angleterre (variante : Spenser), le nom vient de l'ancien français despensier (= celui qui s'occupe des provisions, celui qui gère un établissement religieux ou autre). |
| Spender |
Le nom se rencontre dans le département du Nord et en Belgique, ainsi qu'en Allemagne. Il désigne celui qui fait l'aumône (cf l'allemand Spender = bienfaiteur), ou encore un intendant, un régisseur (sens du moyen néerlandais spender). |
| Sperandei |
Assez rare et porté dans l'Italie centrale (également autrefois en Corse), c'est une forme plurielle de Sperandeo (Lazio, Campanie, Sicile), nom de baptême à connotations mystiques (= espère en Dieu). Formes voisines : Sperandio (Italie du nord), Sperindeo, Sperindei, Sperindè. |
| Spettel |
Nom porté en Alsace-Lorraine. Semble une variante de Spittel, qui correspond au français hôpital (allemand Spital), au moyen âge établissement religieux recevant mendiants et pèlerins, peut-être aussi auberge. Le nom désigne celui qui habitait à proximité d'un hôpital (éventuellement qui y travaillait). |
| Spicht |
Porté notamment dans le département du Nord, devrait avoir le même sens que Specht (voir ce nom). |
| Spicq |
Variante sans doute wallonne ou picarde de Spick, nom porté en Alsace-Lorraine. Semble correspondre au moyen-haut-allemand spêc (= lard, cf l'allemand moderne spicken = larder), et pourrait être le surnom d'un charcutier. On ne peut cependant négliger une autre hypothèse : un sobriquet lié au pivert ou un surnom donné à l'utilisateur d'un pic (outil), à rapprocher de Specht. |
| Spiegel |
Porté dans la Moselle et en Alsace, le nom désigne par métonymie un marchand ou un fabricant de miroirs (allemand Spiegel). Avec le même sens : Spigel (88, 54), Spiegels (59), Spiegler (67), Spiegelmann. Le nom est parfois porté par des juifs askhénazes, ce qui est également le cas pour la forme composée Spiegelstein (Stein = rocher, pierre). |
| Spiller |
En allemand, le nom désigne celui qui fabrique des fuseaux (Spille) ou qui les utilise (celui qui file la laine et autres tissus). Si par contre le nom est anglais, il désigne un bouffon ou un saltimbanque. |
| Spinau |
Patronyme surtout présent en Belgique. C'est en principe un toponyme désignant un lieu où poussent des arbustes épineux. On trouve également, avec le même sens, le patronyme Spineux. |
| Spincer |
Nom assez rare porté en Picardie (60, 80). En l'absence d'autres solutions, la tentation est grande de le rapprocher de l'anglais Spencer, qui désigne un économe, celui qui est chargé des vivres dans un château ou une communauté religieuse. Ce n'est évidemment qu'une hypothèse. |
| Spinelli |
Le nom est très répandu dans toute l'Italie. Le singulier Spinello, plus rare, se rencontre en Sicile et dans les régions du Nord. Plusieurs solutions sont possibles : on pensera d'abord à un toponyme, plusieurs localités s'appelant Spinello ou Spinelli (dérivés de spina = épine, aubépine). Autre possibilité : un prénom, De Felice envisageant soit une forme courte de Crispinello (diminutif de Crispin), soit un prénom médiéval, documenté en Ombrie et en Ligurie au XIIe siècle sous la forme latinisée Ospinellus, qui semble renvoyer à un personnage des chansons de geste (Ospinel). |
| Spinette |
Surtout porté en Belgique, c'est un toponyme désignant un lieu où pousse l'aubépine (ou autres arbustes épineux). La forme voisine Spinetta se rencontre en Italie (Ligurie) et en Corse, et pourrait renvoyer à la commune de Spinetta (province d'Alessandria). On trouve également en Corse la forme Spinetti. |
| Spingarn |
Porté par des Juifs askhénazes, le nom devrait désigner un fileur ou un filateur (allemand spinnen = filer + Garn = fil). |
| Spingor |
Nom très rare porté dans le département du Rhône. Il semble venir d'Italie (Piémont). Sens incertain, mais il est tentant de faire le rapprochement avec le verbe spingere (= pousser, bousculer). |
| Spinner |
Porté en Alsace-Lorraine, le nom désigne un fileur, celui qui travaille dans une filature. |
| Spinosi |
Relativement rare, ce nom italien est porté dans la zone côtière du nord des Abruzzes. C'est le pluriel de formes telles que Spinosa (Pouilles, Campanie, Lazio) ou Spinoso (Sicile, Calabre), sans doute des toponymes évoquant des lieux à la végétation épineuse. Une commune s'appelle Spinoso dans la province de Potenza. |
| Spiroux |
Essentiellement porté en Belgique, le nom correspond au wallon "spirou", qui signifie "écureuil", avec plusieurs possibilités : surnom d'un homme agile, d'un rouquin, mais plus vraisemblablement enseigne de maison. |
| Spitaels |
Le nom est porté en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Spital, Spitals. Il signifie "hôpital", et devrait être un toponyme devenu nom de famille (voir Ospital pour plus de précisions). |
| Spitale |
Nom sicilien qui correspond au français hôpital (aphérèse du latin hospitale, italien moderne ospedale). Désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi appelé (au moyen âge, établissement religieux recevant mendiants et pèlerins). |
| Spitalier |
Voir Espitalier pour le sens. Le nom est surtout porté dans les Alpes-de-Haute-Provence. |
| Spite |
Le nom est originaire de Moselle. On trouve également en Lorraine la variante Spit. Sens incertain. Peut-être une autre forme de Spitz (voir ce nom). |
| Spitz |
Assez répandu en Alsace-Lorraine, le nom correspond à l'adjectif allemand spitz (= pointu, aigu). Il désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Spitz(e), avec le sens de colline pointue. Le toponyme est très fréquent en Allemagne, on le rencontre aussi souvent en Moselle. Le nom Spetz, porté dans le Haut-Rhin, pourrait en être une variante. Dérivés : Spitza (57), Spitzer (67). |
| Splingart |
Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et les Ardennes, ainsi qu'en Belgique. Variante : Splingard. Sens incertain. Il pourrait correspondre à l'ancien français "espringueur" (= sauteur, danseur, cf. aussi l'allemand Springer). Autre possibilité : l'ancien français "espringale" (grosse arbalète, mangonneau, petit canon). |
| Sponem |
Le nom est porté dans la Haute-Saône (également 90, 88). Il semble alémanique ou allemand, et devrait désigner celui qui est originaire d'une localité appelée Sponheim. C'est le nom d'une commune de Rhénanie-Palatinat. |
| Sponga |
Relativement rare, ce nom italien est surtout porté dans la province de Belluno (Vénétie). Sens incertain. Le mot "sponga" est une forme archaïque ou dialectale de "spugna" (= éponge), mais il est fort possible que le nom de famille n'ait rien à voir avec ce terme. |
| Sponne |
Nom porté en Alsace-Lorraine. C'est une variante de Spohn, Spahn, désignant celui qui fait ou pose des bardeaux pour la couverture des toits. |
| Sponton |
Nom italien porté en Vénétie (Rovigo) et dans le Frioul. Il correspond à l'italien "spuntone" (autrefois "spontone"), en français "esponton", sorte de pique que portaient les fantassins (et surnom probable pour le porteur de cette arme). |
| Sportiello |
Nom italien porté notamment en Campanie, également présent dans le Piémont et la Lombardie. On le rencontre aussi en Corse. Sans doute une variante de Sportello, Sportelli, le mot sportello désignant un panier dans l'Italie du Sud. |
| Sportouch |
Nom juifs séfarade d'Afrique du Nord, variante de Chicheportiche (voir ce nom). |
| Spreux |
Nom porté dans le Pas-de-Calais et en Belgique. Semble un surnom correspondant au wallon spreuwe (= étourneau). |
| Springolo |
Assez rare, ce nom italien est porté en Vén&eac
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