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- Vue
générale de
Fontpédrouse
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Superficie
et situation géographique
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Fontpédrouse est une
vaste commune de 6435 hectares, située en
Haut-Conflent. Elle s'est constituée sous sa forme
actuelle en 1822, par la fusion des communes de
Fontpédrouse et Prats-Balaguer-Saint-Thomas. Le
village lui-même se trouve le long de la nationale
116, mais le territoire communal s'étend très
au sud, jusqu'à la frontière avec l'Espagne,
avec des sommets tous plus élevés que le
Canigou : d'abord le pic du Géant (2881
mètres), mais aussi, sur la même ligne de
crêtes, le pic de l'Enfer (2869 mètres), les
pics de la Vache (2826 mètres), le pic des Nou Fonts
(2861 mètres) et le pic d'Eyne (2786 mètres).
A l'ouest, les sommets sont à peine moins
élevés, depuis la Tour d'Eyne (2830
mètres) jusqu'au pic de l'Orri (2561 mètres)
et au serrat de l'Escaldat (2309 mètres). Même
chose à l'est avec le pic de Prats de Bassibès
(2845 mètres), celui de Serra Gallinera (2663
mètres) et celui de Gallinas (2624 mètres).
Toute la partie sud de la commune est traversée par
la Carança, grossie par les eaux de la Coma Mitjana
et de la Coma de Bassibès. C'est là que se
trouvent les étangs : Etang Bleu, Etang Noir, Etang
de la Carança notamment. Autres rivières :
à l'ouest le torrent de la Riberola, et au nord la
Tet, dont le cours tumultueux est utilisé par les
centrales hydro-électriques de la Cassagne (commune
de Sauto) et de Fontpédrouse. La commune est
traversée par la ligne du petit train jaune, qui y
franchit le pont Séjourné, inscrit à
l'inventaire des Monuments historiques en 1994. Autres lieux
habités : Saint-Thomas, Prats-Balaguer.
Communes limitrophes :
Mantet, Nyer, Thuès, Canaveilles, Sauto,
Planès, Eyne, Queralbs, Setcases.
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Première
mention historique et origine du nom
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Le village est
mentionné tardivement dans les textes : Font
Pedrosa en 1358. Mot à mot "la source pierreuse",
il peut désigner une source pétrifiante, ou
encore une source jaillissant parmi les éboulis
rocheux.
Prats-Balaguer est beaucoup
plus ancien, puisqu'on en trouve mention dès 854-55
sous la forme villa Balagari, puis en 961 locum
quem dicunt Pratos vel valle Balagaria. A noter aussi en
1267 l'expression villa et castrum de Pratis de
Balagerio. Signification probable pour Balaguer :
lieu où pousse le genêt (dérivé
du catalan bàlec).
Saint-Thomas est pour sa
part mentionné dès l'an 871, désignant
un petit monastère dépendant de l'abbaye
d'Eixalada et dédié à saint
Thomas.
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Les
recensements
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Année
:
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1999
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1990
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1982
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1901
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1836
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Habitants :
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126
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142
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108
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571
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757
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Bref
aperçu historique
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Fontpédrouse fut
pendant des siècles un simple hameau dépendant
de Prats-Balaguer. C'est donc à ce dernier village
(appelé pendant des siècles Prats de
Balaguer) qu'on s'intéressera d'abord. Il est
cité en 854-55, le monastère de
Saint-André d'Eixalada y possédant alors
quelques biens. Ce monastère, emporté par une
inondation, sera transféré à
Cuixà, et en l'an 961 la comtesse Ava de Cerdagne
donne à cette dernière abbaye la
totalité du territoire de Prats-Balaguer, y compris
ce qui deviendra ensuite Fontpédrouse. Les moines de
Cuixà conserveront la seigneurie de Prats
jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Le village
avait au Moyen-Âge son château, dont il ne reste
aujourd'hui pratiquement rien, sinon la base d'une tour
quadrangulaire.
Non loin de Prats se trouve
le village de Saint-Thomas, où les moines d'Eixalada
avaient édifié un petit monastère
cité en 871. Le lieu est aujourd'hui
célèbre par ses sources sulfureuses, qui
attirent un public de plus en plus nombreux.
L'établissement thermal a été
entièrement refait à partir de 1993. Bien
entendu, Saint-Thomas appartenait aussi à l'abbaye de
Cuixà. Une forge y est mentionnée en 1607,
d'autres forges ayant aussi existé à
Fontpédrouse (fargas de Fontpedrosa,
1602).
La population était
nombreuse au XIXe siècle, atteignant un record de 890
habitants au recensement de 1851. Puis vient l'exode rural,
accompagné du déclin des diverses
activités artisanales. On descend à 571
habitants en 1901, puis 319 en 1954, le plus bas
étant atteint en 1982 avec 108 habitants. Depuis
cette date, la population s'est stabilisée au-dessus
des 100 habitants et a même légèrement
progressé.
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L'église
paroissiale
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Dédiée
à la Vierge, elle est de construction tardive et
n'est mentionnée dans les textes qu'en 1661. Elle a
été entièrement reconstruite au XIXe
siècle. Le clocher-tour quadrangulaire date lui aussi
du XIXe siècle. Le mobilier est beaucoup moins riche
que celui de Prats-Balaguer (voir ci-dessous). A noter que
l'église était déjà paroissiale
au XVIIIe siècle (celle de Prats-Balaguer est
mentionnée comme "succursale" sur la carte de
Cassini).
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Autres
monuments et lieux à visiter
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Parmi les édifices
religieux, on signalera la petite chapelle de Saint-Paul, en
aval de Fontpédrouse (première mention connue
en 1672), mais surtout l'église
de Prats-Balaguer,
édifice roman dédié à la Vierge,
avec une abside semi-circulaire et un clocher-tour
quadrangulaire. Le mobilier ne manque pas
d'intér& |