Font-Romeu-Odeillo-Via,

Font-Romeu-Odelló-Vià

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Le four solaire d'Odeillo


Superficie et situation géographique

Cette commune de 2960 hectares s'est formée en 1822 par la fusion de Via et Odeillo. Son nom officiel date de 1957 (en remplacement de "Odeillo-Via", que tout le monde appelait Font-Romeu depuis longtemps). Nous sommes bien sûr en Cerdagne, au sud-est du Carlit, avec des sommets déjà imposants : roc de la Calm (2204 mètres), le Gallinera (2127 mètres), col del Pam (2005 mètres). La partie nord du territoire est très boisée (forêt de la Calm). Plusieurs cours d'eau tarversent la commune ou lui servent de limites : au nord la rivière d'Angoustrine, au sud celle de Bolquère, qui devient ensuite l'Angost (affluent du Sègre) et est alimentée par les ruisseaux de Ricaut, de Via et des Canalettes. Le train jaune passe par la commune, la gare étant située à Via, autrement dit au sud du territoire.

Communes limitrophes : Angoustrine, Targassonne, Egat, Estavar, Saillagouse, Eyne, Bolquère.

Première mention historique et origine du nom

Odeillo et Via sont tous deux cités en l'an 839 dans l'acte de consécration de la cathédrale d'Urgell. La première localité y est mentionnée sous la forme Hodellone, puis Odelone en 993 et Odello dès 1073. Sens probable : le domaine d'Hodilo ou d'Odilo, noms de personnes d'origine germanique (racines huot = chapeau ou odal = patrie). On a aussi envisagé le nom latin Otacilius. Via apparaît sous la forme Avizano, puis Avidano, désignant le domaine d'Avitius, nom d'homme latin. Font-Romeu (première mention en 1589) signifie pour sa part en catalan "la source du pèlerin".

Les recensements

Année :

1999

1990

1982

1901

1836

Habitants :

2426

2327

2150

441

501

Bref aperçu historique

Des vestiges préhistoriques allant du Néolithique à l'âge des métaux ont été découverts au lieu-dit Castellas, près du four solaire. La seigneurie d'Odeillo a appartenu à l'abbaye de Saint-Martin du Canigou jusqu'à la suppression de celle-ci à la fin du XVIIIe siècle. Celle de Via appartenait à la famille d'Urtx, qui la conserva jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Elle fut ensuite vendue à plusieurs reprises et, à la veille de la Révolution, elle était détenue par Antoine de Miro, baron de Riunoguers.

Au XIXe siècle, la commune vivait paisiblement de l'élevage et de l'agriculture céréalière. Sa population, évaluée à 501 habitants en 1836, diminue légèrement par la suite, mais tout change au début du XXe siècle. Un premier ensemble de chalets se construit à Font-Romeu à partir de 1903, et la mise en service du Train jaune va accélérer le mouvement. Le symbole du développement de la station climatique est sans doute le Grand Hôtel, dont la construction commence en 1911, à l'initiative de la Société des chemins de fer et hôtels de Montagne aux Pyrénées. Dirigée par Jean-Raoul Paul, cette filiale de la Compagnie des chemins de fer du Midi est très active dans la promotion des stations thermales et climatiques des Pyrénées. L'hôtel est inauguré en juin 1914, mais il faut attendre 1925 pour le voir réellement fonctionner, la guerre ayant interrompu l'essor de Font-Romeu. Par la suite, les constructions se multiplient, le plus souvent de façon anarchique, et la population croît à une allure vertigineuse : 1019 habitants en 1936, 3026 en 1975. La création du lycée climatique et sportif avec son centre d'entraînement pour athlètes de haut niveau date de 1967, sa construction étant liée à la préparation des jeux olympiques de Mexico. C'est à la même époque (1968) qu'a été mis en service le four solaire d'Odeillo, avec son gigantesque réflecteur parabolique et ses 63 héliostats.

Les églises

De construction récente, l'église paroissiale de Font-Romeu n'offre aucun intérêt. Par contre, trois autres édifices méritent le détour :

1. L'église de l'ermitage de Font-Romeu, dont on trouvera la description par ailleurs.

2. L'église d'Odeillo, dédiée à saint Martin, édifice roman, agrandi au XVIIIe siècle et profondément transformé au XIXe. Elle conserve de l'époque romane un beau portail et une porte à ferrures, ainsi qu'une Vierge assise datable du XIIe siècle. Elle abrite aussi la Vierge noire de Font-Romeu (XIIIe) pendant une moitié de l'année. A noter le retable du maître-autel (fin XVIIIe-début XIXe), celui du Christ (retable peint, XVIIe), et surtout celui de saint Martin, ancien retable du maître-autel, avec plusi